… ou comment, je me retrouve avec tellement de choses à gérer que je trouve à peine le temps de travailler sur mes propres projets. Explication.
Weekend du 23 mai : Toute la petite famille est invitée dans un petit village de montagne ( Habere-Hullin) , au-dessus d’Annemasse, par une amie qui fête son anniversaire dans la maison familiale. Mon premier weekend de détente depuis des lustres. Entre l’anniversaire lui-même, les nouvelles rencontres, le repas, les enfants qui sont adorables, je prends enfin le temps de me reposer… Et de sourire devant l’ironie du prénom d’une petite fille de 4 ans nommée Elwen jouant avec ma chienne, Salky… Tout ça pour le lendemain, faire du rafting! Ok, j’ai bu la tasse, je suis tombée trois fois du bateau, j’ai des bleus énormes sur les bras… mais qu’est-ce que je me suis marrée !! Le week end parfait si le retour n’avait pas été si… éprouvant pour mes nerfs…
A peine partis avec gosses, chien et bagages du village où on a fait le rafting, la voiture commence à chauffer. On met ça sur le compte de sa journée exposée au soleil et aux routes de montagnes. Et on s’arrête à l’entrée de l’autoroute. Une heure… Elle finit par refroidir. On repart donc mais on a pas atteint la première sortie qu’elle se remet à chauffer, l’aiguille de température au taquet… On prend le risque d’aller jusqu’à la première aire d’autoroute, un kilomètre plus loin. Deux routiers italiens viennent à notre rescousse et tentent de voir d’où vient le problème… Mais c’est plus grave qu’on ne pensait, on finit par appeler un garagiste… qui nous remorque à 8 heures du soir jusqu’à une petite ville du nom de Cluses. Et nous abandonne avec gosses, chien et bagages sur le parking … d’un restaurant. L’assurance est contactée mais on apprend qu’on a pas droit à un rapatriement en taxi avec les clauses que l’on a… Je suis aux anges, se retrouvant à pied dans un coin inconnu, à plusieurs kilomètres du premier hôtel… Bref, je commence légèrement à paniquer et à craindre de devoir dormir à la belle étoile. Mais Finalement, un bon samaritain qui nous voit plantés là vient à notre rescousse. Et nous aide à trouver un hôtel dans nos moyens ( qui n’étaient pas mirobolants… ). Deux heures plus tard, et après avoir été nourris par des gens adorables d’un refuge ( qui ne pouvait pas nous héberger ), on trouve enfin un hôtel qui nous accueille à plus de 23 heures… je suis crevée, énervée, stressée… et je flippe à mort pour savoir comment on va pouvoir rentrer à Lyon, sans presque plus de batterie au portable, ni plus un sous en poche… Je ne ferme quasiment pas l’œil de la nuit. Heureusement ma mère ( à côté de Biarritz, juste l’autre bout de la France ) et mon frère ( à Bellegarde, nettement plus près ), grâce au portable qui a accepté de ne pas s’éteindre par miracle, nous ont sauvé la mise… Le lendemain matin, branle-bas de combat, on repart à pied avec gosses, chien et bagages pour rejoindre la gare de Cluses. Et on prend le premier train pour La roche-sur-machin-chose… plus de deux heures plus tard. De là, bus jusqu’à Annecy. Heureusement, gosses, chien (et bagages XD ) se comportent admirablement, sages et calmes. Mais Annecy, ce n’est pas Lyon me direz-vous? Exact ! C’est donc de là que mon frère, Julien, nous a tous ramenés à bon port à la maison à Lyon. Sans notre voiture mais entiers.
Résultat des courses, au lieu de rentrer le dimanche soir, tranquillement avec deux heures de voiture tout au plus, on a passé toute la journée du lundi dans les transports, à attendre les correspondances, à marcher plusieurs fois plusieurs kilomètres et avec des frais pas du tout prévus. Vous me croyez si je vous dis que je vais changer d’assurance voiture? Voiture qui d’ailleurs est foutue : la culasse est fissurée et les réparations nous couteraient plus chères que la voiture elle-même… Et voilà comment le reste de la semaine a été bouffée, à courir de droite et de gauche pour régler papiers, paperasses, sans voiture et avec les gosses qui avaient quand même école…
Mais bon, finalement, mes beaux-parents nous ont prêtés leur deuxième voiture le temps qu’on puisse se retourner, que l’assurance nous rembourse le trajet et l’hôtel qu’on a du avancer <_< ( merci moman T_T ) Mais tout ça n’est que provisoire, et c’est donc pour le financement d’une autre voiture que j’ai du reprendre des commandes sur DeviantART, alors que le travail sur la BD me le déconseillait fortement. Tant pis, je tenterai de rattraper le retard comme je peux.
Week end du 31 mai : Finalement avec tout ça, je suis encore plus crevée qu’au départ. J’ai commencé mes commandes. Continué la colorisation des planches… Et on monte chez une amie en Meuse, dans un petit village calme où j’arrive enfin à prendre vraiment du repos… Sauf que c’est la période des foins et que je suis allergique! T_T ( bon, la copine étant dans le même cas, on se dope aux antihistaminiques ^^; )… y’a des fois comme ça où je me dis que je suis maudite et particulièrement les mois de Mai et Septembre qui sont toujours très éprouvants pour moi. Quelque chose à voir avec l’alignement des planètes? Un cycle redondant de malchance aiguë? Un ange gardien facétieux? Bref, j’essaie de pas y penser et je fais de mon mieux pour récupérer. Demain, je rentre sur Lyon et le boulot m’attend au garde à vous sur mon bureau…
Bon, y’a quand même des points positifs, hein! J’ai réussi à finir la %*#@ de commande qui me faisait grincer des dents dans mon dernier billet. Je déteste le résultat mais le commanditaire est ravi, lui. Alors pourquoi y revenir, hein? D’ailleurs, je ne la mettrai même pas sur mon site, j’en suis vraiment pas fière… Par contre, je suis nettement plus enthousiaste avec les deux premières commandes “voiture à payer”. Elles sont même déjà finies et en ligne dans la galerie Divers ! Ce qui va me permettre de reprendre la BD durant cette semaine sans faire attendre de trop les commandes suivantes. J’en ai quand même encore 9 ^^;
Aller, je me repose encore un peu cet après-midi, je commence à réfléchir aux compositions… et je vais peut-être même continuer de finaliser le storyboard, vu que je sais à présent le nombre précis de planches ! A savoir 60 par tome
A moins que je fasse le croquis d’une illustration pour Arcea qui me trotte dans la tête depuis plusieurs semaines… Enfin, je verrai